Perdre du poids durablement grâce à l'hypnose

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Je n'ai pas toujours été « grosse ».

J'étais même plutôt mince étant jeune. Je me souviens encore de mon premier régime, juste avant mon mariage : je voulais perdre 6 kilos pour être magnifique dans ma robe le jour J.

Quelques années plus tard, j'ai fait un deuxième régime. J'avais déjà 8 kilos de plus qu'avant ma première tentative.

Et c'est ainsi qu'a commencé mon histoire avec l'effet yoyo.

J'ai essayé Weight Watchers. Les boissons protéinées. Un accompagnement par un médecin nutritionniste. Un régime personnalisé, entre hypocalorique et hyperprotéiné. Un coaching sportif et nutritionnel. Un régime chronobiologique. Des exercices physiques. Même un accompagnement spécialisé dans la gestion émotionnelle de l'alimentation.

Tous ces programmes ont fonctionné.

Mais aucun ne m'a permis de maintenir durablement le résultat.

Et, à chaque fois, mon poids remontait un peu plus.

C'est cette expérience personnelle, mais aussi ma formation de spécialiste en hypnose pour la gestion du poids et mon expérience en cabinet, qui m'ont amenée à réfléchir autrement à la question du poids.

Et si le problème n'était pas de savoir quoi manger ?

Quand on veut perdre du poids, on trouve très facilement des conseils : manger moins, supprimer le sucre, compter les calories, jeûner, manger à certaines heures, peser ses aliments, suivre un programme précis…

Le problème est rarement de ne pas savoir ce qu'il faudrait faire. Le problème est plutôt de réussir à le faire dans la durée.

Parce que nous ne mangeons pas uniquement pour nourrir notre corps.

Nous mangeons aussi par habitude, par envie, par plaisir, par ennui, pour nous réconforter, pour nous récompenser, pour nous détendre après une journée difficile…

Et parfois, nous mangeons alors même qu'une partie de nous sait très bien qu'elle n'a pas faim.

C'est là que l'hypnose peut avoir un rôle intéressant.

L'objectif n'est pas de faire un énième régime

L'hypnose peut permettre d'agir directement sur certaines envies ou habitudes alimentaires.

Si, par exemple, tu souhaites réellement ne plus avoir envie de chocolat, nous pouvons travailler dans ce sens. De la même manière, il est possible de travailler sur certaines compulsions, certains automatismes ou l'attirance pour des aliments que tu aimerais pouvoir consommer différemment.

Mais ce n'est pas nécessairement l'approche que je privilégie.

Pourquoi ?

Parce que si tu passes ton temps à lutter contre tes envies, à t'interdire certains aliments et à culpabiliser lorsque tu les manges, tu risques de rester dans une relation conflictuelle avec la nourriture.

Mon objectif est plutôt de t'aider à retrouver une relation plus sereine avec ton alimentation.

Il peut alors s'agir de :

  • reconnaître ta faim ;
  • distinguer la faim d'une envie ou d'un besoin émotionnel ;
  • pouvoir manger ce que tu aimes sans culpabilité ;
  • prendre réellement plaisir à manger ;
  • être davantage à l'écoute de tes sensations ;
  • reconnaître le moment où tu n'as plus faim ;
  • et surtout, sortir du fameux « j'ai craqué, donc autant continuer ».

C'est autour de ces principes que sont construites les 4 règles d'or de mon accompagnement.

Les 4 règles d'or pour retrouver une alimentation apaisée

1. Mange quand tu as faim

Cela peut sembler évident.

Et pourtant, combien de fois mangeons-nous parce que « c'est l'heure », parce qu'il reste quelque chose dans l'assiette, parce que nous sommes avec d'autres personnes ou simplement parce que nous avons envie de quelque chose ?

L'idée n'est pas de devenir obsédé par ses sensations.

Il s'agit simplement de réapprendre à faire la différence entre la faim physique et les autres raisons qui peuvent nous pousser à manger.

2. Mange ce dont tu as vraiment envie

Cette règle peut sembler surprenante lorsqu'on cherche à perdre du poids.

Et pourtant, elle est importante : aucun aliment n'a besoin d'être définitivement interdit.

Cela ne signifie évidemment pas qu'il faut se gaver de chips, de chocolat, de fast-food ou de biscuits sous prétexte que « c'est ce dont j'ai envie ».

L'idée est plutôt de sortir de la logique des aliments « interdits » qui crée souvent un cercle vicieux : privation → frustration → craquage → culpabilité → nouvelles restrictions. Ce cycle infernal mène généralement à l'abandon des efforts face à ce qui est considéré comme des échecs répétés.

J'explique ce phénomène de façon plus détaillée dans mon article Pourquoi les régimes ne fonctionnent pas

Lorsque tu t'autorises à nouveau à manger un aliment que tu apprécies, tu peux progressivement apprendre à le choisir en pleine conscience, plutôt que de le consommer dans l'urgence ou avec la sensation que c'est « maintenant ou jamais ».

Et surtout, l'équilibre alimentaire ne se joue pas sur un seul repas ou une seule journée. Il se construit sur l'ensemble de la semaine.

Tu peux donc parfaitement manger une part de gâteau le dimanche sans avoir l'impression d'avoir « gâché » tous tes efforts.

Mais il y a une autre dimension importante à cette règle : écouter ce que ton corps te dit.

Si tu manges quelque chose que tu pensais vraiment désirer et que, finalement, tu ne prends aucun plaisir à le manger, pourquoi continuer ? Tu peux t'arrêter.

Ton corps peut aussi parfois exprimer certaines envies qui correspondent à ses besoins. En apprenant progressivement à être davantage à l'écoute de tes sensations, de ta faim, de ton rassasiement et de tes envies, tu peux développer une meilleure capacité à reconnaître ce qui te convient réellement.

C'est une démarche qui demande parfois un peu de temps, surtout lorsqu'on a passé des années à suivre des règles alimentaires extérieures.

Mais à terme, l'objectif est de pouvoir faire des choix conscients, souples et adaptés à tes besoins, plutôt que de vivre dans une succession d'interdits et de « craquages ».

3. Mange en conscience

Manger devant un écran, dans la voiture, en travaillant ou en scrollant sur son téléphone permet difficilement de prêter attention à ce que l'on mange.

À l'inverse, prendre le temps de regarder, sentir, goûter et apprécier son repas permet de retrouver une véritable expérience alimentaire.

Cela peut aussi aider à percevoir plus facilement le moment où le plaisir commence à diminuer, et laisser le temps à l'estomac d'envoyer au cerveau le signal de satiété, ce qui prend généralement 15 à 20 minutes.

4. Arrête de manger lorsque tu n'as plus faim

Nous avons souvent appris à terminer notre assiette.

Mais la quantité qui nous rassasie n'est pas toujours celle qui se trouve dans notre assiette.

Réapprendre à écouter ses sensations permet progressivement de retrouver un repère beaucoup plus personnel.

L'objectif n'est pas de manger le moins possible. C'est de manger la quantité dont ton corps a besoin.

Où intervient l'hypnose ?

L'hypnose n'est pas une baguette magique qui ferait disparaître les kilos.

Elle peut en revanche constituer un outil pour travailler sur ce qui rend le changement difficile.

Par exemple :

Les automatismes

  • Tu rentres chez toi après une journée difficile et tu ouvres automatiquement le placard.
  • Tu manges toujours quelque chose devant une série.
  • Tu termines systématiquement ton assiette, même lorsque tu n'as plus faim.
  • Tu grignotes lorsque tu t'ennuies.

Ces comportements peuvent devenir tellement automatiques qu'ils se déclenchent presque sans réflexion consciente.

L'hypnose peut aider à prendre du recul par rapport à ces automatismes et à installer progressivement d'autres façons de réagir.

L'alimentation émotionnelle

Parfois, la nourriture sert à autre chose qu'à se nourrir.

Elle peut permettre de calmer une émotion, de remplir un vide, de se récompenser ou simplement de faire une pause.

Dans ce cas, supprimer le comportement sans s'intéresser à ce qu'il vient apporter peut être difficile.

Le travail peut alors consister à identifier ce besoin et à trouver d'autres manières d'y répondre.

La culpabilité et le tout-ou-rien

« J'ai mangé un morceau de gâteau, j'ai fichu ma journée en l'air. »

« J'ai repris deux kilos, je n'y arriverai jamais. »

« Puisque j'ai craqué, autant continuer. »

Ces pensées peuvent entretenir un véritable cercle vicieux.

L'hypnose peut notamment être utilisée pour travailler sur cette relation à soi-même, sur la confiance et sur la capacité à reprendre simplement son équilibre après un écart.

Parce qu'un repas plus copieux ne devrait pas obliger à abandonner tout le reste.

Et l'anneau gastrique hypnotique ?

L'« anneau gastrique hypnotique » est une technique que j'ai apprise dans ma formation spécialisée en gestion du poids.

Malgré son nom, il ne s'agit évidemment pas de poser réellement un anneau autour de l'estomac.

Le travail hypnotique utilise plutôt la suggestion et l'imagerie mentale pour aider la personne à modifier sa relation à la quantité de nourriture et aux sensations de satiété.

C'est une approche qui peut être proposée à certaines personnes, notamment lorsqu'elles souhaitent travailler sur la notion de quantité et de satiété.

Je préfère donc considérer cette technique comme un outil parmi d'autres, à utiliser lorsqu'elle paraît adaptée à la personne et à son objectif.

L'hypnose ne remplace pas une prise en charge nutritionnelle ou médicale

Perdre du poids ne se résume pas à une question de volonté.

Mais l'inverse est également vrai : l'hypnose ne permet pas de s'affranchir du fonctionnement du corps ou de ses besoins nutritionnels.

Selon votre situation, un médecin, un diététicien ou un autre professionnel de santé peut avoir toute sa place dans votre démarche.

L'hypnose intervient alors en complément, notamment sur les comportements, les émotions, les automatismes et la relation à l'alimentation.

Et si une problématique alimentaire importante, un trouble du comportement alimentaire ou une difficulté médicale est présente, elle mérite une prise en charge adaptée.

Et si vous arrêtiez de vous battre contre votre alimentation ?

Pendant des années, j'ai pensé qu'il fallait trouver le bon régime.

Aujourd'hui, je pense que pour beaucoup de personnes, la question est différente.

Il ne s'agit plus de trouver le régime qui permettra de tenir quelques semaines. Il s'agit de construire une relation à la nourriture que l'on pourra réellement conserver dans le temps.

  • Manger quand on a faim.
  • Choisir ce dont on a envie.
  • Prendre plaisir à manger.
  • S'arrêter quand on n'a plus faim.

Et pouvoir recommencer au repas suivant, même lorsqu'on a fait un choix différent de celui que l'on avait prévu.

C'est cette approche que j'ai appelée l'Alimentation Apaisée.

Et c'est aussi ce que je cherche à transmettre dans mes accompagnements autour du poids.

Tu veux en finir avec le cycle des régimes ?

Si tu as l'impression d'avoir déjà tout essayé et que tu souhaites travailler davantage sur les mécanismes qui influencent ta relation à la nourriture, nous pouvons en parler lors d'une première séance.

Je t'aiderai à déterminer ce qui pourrait être pertinent dans ta situation et quels leviers nous pourrions travailler ensemble.